Le pôle Morandat reçoit le soutien de la chambre de commerce Energies 496 - juin 2018 - Stéphane Conty

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Le 16 mai dernier le maire Roger Meï et Nicolas Fortuit, directeur de la Semag, ont reçu Jean-Luc Chauvin, le président de la Chambre de commerce et d’industrie Marseille Provence. Au programme de cette rencontre, présentation du site, et échanges autour des projets de la zone d’activité, du CCSTI et de l’utilisation des énergies renouvelables. Retour sur cette matinée bien remplie.

APRÈS UN RAPIDE TOUR DE TABLE POUR PRÉSENTER
Tous les participants, élus, institutionnels, chefs d’entreprises et techniciens, c’est Roger Meï qui ouvre la réunion en rappelant la genèse du projet. « Lorsque la mine a fermé en janvier 2003 on s’est dit, et maintenant qu’est-ce qu’on fait ? Notre réflexion nous a conduit jusqu’à ce projet unique en Europe, avec la réalisation d’une zone d’activité créatrice d’emplois et remarquable d’un point de vue environnemental, notamment grâce à la récupération des eaux du sous-sol qui ont envahi les anciennes galeries minières, pour assurer le chauffage et la climatisation du site en association avec des installations photovoltaïques.

Et comme nous ne voulons pas oublier le passé minier du site, tout en restant tournés vers l’avenir, l’installation d’un centre de culture scientifique, technologique et industrielle est aussi prévue. Monsieur le président de la CCI, vous nous aviez promis de venir et de nous aider, et vous êtes là. »

UN PROJET ÉCO-LABELLISÉ
Il laisse ensuite la parole à Nicolas Fortuit, directeur de la Semag et aménageur du site qui détaille notamment les spécificités du projet développé ici. « En 2003, il y avait environ un millier de mineurs qui travaillaient ici. Notre objectif est qu’il y ait au moins autant d’emplois sur le site à l’horizon 2022. Nous avons ici un patrimoine extraordinaire et de qualité, idéalement situé au cœur de la Métropole. Nous voulons y développer un pôle économique de demain, et non pas seulement y reproduire une énième zone d’activité classique d’entrée de ville. C’est le premier parc d’activité de France à bénéficier des labels éco-quartier et quartier durable méditerranéen.

Nous sommes ambitieux sur ce que nous attendons des entreprises qui s’y installent en termes d’activités innovantes, de qualité du bâti et de gestion sociale. Nous sommes soucieux d’y développer de l’innovation sociale et de proposer des services adaptés. » C’est ainsi qu’à terme les employés des entreprises du site pourront bénéficier d’espaces de travail mutualisés, d’une restauration collective de qualité avec des produits issus de circuits courts, de la location de vélos et de véhicules électriques, ou encore d’une crèche ou de paniers bio.

DES SOLUTIONS CONCRÈTES
« C’est un projet important que vous développez ici, qui démontre l’apport que peut avoir l’industrie pour le développement de technologies nouvelles, commente Jean-Luc Chauvin, le président de la Chambre de commerce et d’industrie Marseille Provence. À mon sens la philosophie de ce projet est une première dans la région, voire en France. C’est aussi une industrie nouvelle. Or l’industrie est essentielle à la vie d’un territoire, notamment grâce aux nombreux emplois qu’elle développe. C’est pourquoi nous continuerons à accompagner les entreprises industrielles pour faire savoir tous les efforts réalisés en faveur d’une économie circulaire et écologique. Nous continuons aussi à soutenir Uniper et Alteo qui ont su, dans un temps très bref, faire de gros efforts et trouver des solutions concrètes aux problèmes environnementaux.

Il vaut mieux chercher à être vertueux ici que de déporter les problèmes ailleurs. Vous êtes en train de révolutionner cette partie du territoire au profit de tous. Vous avez des exigences et je vous encourage à les maintenir, car ce sont elles qui nous feront entrer dans l’entreprise du 21e siècle. Vous avez un super produit, dites-nous ce que nous pouvons faire pour vous accompagner ? » Après une présentation du projet de Centre de culture scientifique, technologique et industrielle et de son état d’avancement par Jean-Marc La Piana, adjoint au maire délégué au développement de la culture scientifique, les échanges se sont poursuivis de manière plus informelle entre les participants, venant clore cette matinée riche de découvertes et de propositions.

UN HABIT DE LUMIÈRE POUR MORANDAT
À l’occasion de Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture, le chevalement avait bénéficié d’un éclairage spécifique le mettant en valeur. En mai dernier la Semag qui gère le pôle Morandat a procédé à une illumination de l’une des faces du chevalement. L’objectif, réaliser des tests d’éclairage pour juger de la puissance lumineuse nécessaire. S’agissant d’un éclairage par Led, la consommation électrique sera minime. Toutefois dans un souci environnemental, la Semag procède aussi à des tests pour raccorder ces lampes à une alimentation couplant des panneaux photovoltaïques et des batteries de voiture recyclées.

Toujours dans le même esprit, la façade du chevalement faisant face à la colline ne sera pas illuminée. Un nouveau projet écoresponsable qui est donc en cours de développement au pôle Morandat, et qui devrait aboutir dans un délai de deux ans.